L’endométriose et moi

 

Un matin il y a 4 ans, je me réveille avec un mal de ventre horrible, des douleurs atroces, je me tordais, je m’asseyais, je me relevais, je sentais un mal au bas de mon ventre, pire que des douleurs de règles…

J’attendais et j’attendais, je me disais que ca allait passer, les heures et les jours défilaient, la douleur était de pire en pire.

Je vais aux urgences, après quelques heures d’attente à souffrir, j’entendais “ca va aller, ce ne sont que quelques douleurs, prenez des cachets”.

J’insistais lourdement sur le fait que je souffrais terriblement en pleurant comme une folle que je devais avoir quelque chose. Ils continuaient à faire différents examens et là le verdict tombe, “vous souffrez d’endométriose” !

Une année avant j’avais vécu une grossesse extra utérine on m’avait d’ailleurs retire une trompe, je vous en parlerai dans un autre article.

L’Endométriose un mot que j’entendais pour la première fois de ma vie, mais qu’est ce que c’est ?

1 femme sur 10 en sont atteinte c’est une maladie sur lesquel on commence seulement à en parler de plus en plus, c’est une formation de nodules par les trompes due à un reflux de sang menstruel hors de l’utérus.

Là, on me sort “madame il faut vous opérer de suite c’est urgent”, je pars donc au bloc dans l’heure qui suit, on m’explique par la suite que cela peut recommencer et que je peux avoir des problèmes d’infertilité pour un deuxième enfant, j’avais déjà eu Lorenzo mais le mal que cela m’a fait était intense.

 

 

Après cette grosse douleur physique la souffrance psychique prend le dessus je voulais par dessus tout un deuxième enfant, je me suis donc remise de cette opération mais je ne savais pas que 7 mois après j’allais revivre ce même combat et de nouveau une opération.

Après ma césarienne pour mon fils, ma grossesse extra utérine, mon ventre étais de nouveau ouvert pour le troisième fois et par la suite pour la quatrième fois.

Carmela est une surprise quand je fais le test, un hurlement de bonheur on me confirme que j’attends bien un enfant, ma joie et mon sentiment que j’ai gagné ce combat…

A ce jour je n’ai jamais eu de nouvelle crise et je croise d’ailleurs fort les doigts pour ne plus en avoir, j’en entends de plus en plus en parler autour de moi et aujourd’hui, j’ai juste envie de partager avec vous ce moment de ma vie qui m’a fait souffrir mais qui en a fait ma force, ma fille Carmela…

Ne lachez pas les filles, n’hésitez pas à consulter ou à en parler autour de vous et aux médecins c’est vraiment important !